DANIEL BOUCHER

Daniel Boucher

Carte non disponible

Date/Heure
Date(s) - jeudi 7 mars
20:30 - 22:30

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Daniel Boucher sera sur notre scène
Jeudi le 7 mars 2019
20h30 / 35$

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Une pas pire épopée
Alors qu’il complétait ses études pour devenir technologue en génie civil, le jeune Daniel Boucher ne savait pas que son premier passage à CÉGEPS en Spectacle allait changer sa vie. Après tout, n’avait-il pas rangé son violon depuis l’âge de 14 ans? N’avait-il pas tenté d’ignorer cette passion brûlante pour la musique et les mots? Non, le 5 Décembre 1991, le jeune Daniel Boucher ne savait pas qu’en l’espace de dix minutes, le temps de deux tounes, se révélerait à lui un avenir engagé, sur scène, par les paroles, par les airs, par l’euphorie que provoque l’acceptation de sa nature profonde.

Le choc est violent. Dans les semaines suivantes, il monte son premier band, Louise et les gentils meussieux. Commence alors une joyeuse galère de deux ans d’apprentissage dans les bars du Québec à chanter les autres, ceux qu’il écoute et qu’il aime: Charlebois, Pink Floyd, les Beatles, entre autres. En parallèle, il compose ses premières chansons. Presque arrivé à son diplôme, il change de programme d’études et plonge dans la musique.

Il court les concours, travaille sans arrêt et apprend un vaste répertoire. Il lit la vie des John Lennon, Gerry Boulet et Bob Dylan, s’imprégnant de leur essence tout en stimulant sa créativité. Il est cassé, mais il poursuit son rêve en toute liberté. Daniel est heureux et musicien. Pour lui, tout est clair. Pas facile, mais clair.

En 1997, il participe au Festival en chanson de Petite-Vallée : c’est la consécration. Daniel est enfin reconnu et se fait courtiser de toutes parts par l’industrie.

Son premier album, « Dix mille matins », est lancé le 12 Octobre 1999. Un album dégoulinant d’énergie, d’authenticité, de jus de joie. Réalisé par Marc Pérusse, l’album est évocateur, généreux et révèle un poète éloquent navigant dans un joual imagé. S’en suit une tournée de presque deux cent dates, étirée sur quatre ans, où l’artiste s’impose par son charisme et sa singularité : le voici devenu l’incontournable Daniel Boucher.

Son désir d’indépendance et de liberté l’amène à se lancer dans une tout autre aventure. En 2003, il fonde sa propre maison de disque, « Boucane Bleue », et devient seul maître de son destin. À une époque où l’on commence à peine à imaginer l’ombre du début de la pointe de l’iceberg que représentent les changements que l’industrie du disque vivra dans les prochaines années, à une époque où les artistes indépendants sont encore rares, Daniel se consacre tout entier à ce choix audacieux. Il lance « La Patente », un deuxième opus très engagé sur lequel il se réinvente magistralement. Sa poésie est tranchante; les mots sont judicieux et maitrisés. Dans ses textes, la mégastar pose un regard sévère mais pertinent sur la politique et la société, tout en abordant, avec tendresse, la venue de son premier enfant.

Pour Daniel, le succès ne doit jamais corrompre le message. Il assume pleinement son choix de vivre en marge des courants principaux, même si ce choix le prive parfois d’une certaine visibilité. Son troisième album, lancé en 2008 (Le soleil est sorti) et son quatrième, lancé en 2014 (Toutte est temporaire), frappent en plein cœur.